Fin pour un début

Automne ’95, les grèves battent leur plein en France. Il est quasi impossible de se rendre sur la Capitale; plus de train, en voiture on met des heures. Elle recommence une année pour passer l’examen de Capes Chimie-Physique. Son 1er concours elle l’a lamentablement loupé et avec le classement de Paris (avant avant dernier) elle sent s’engluer dans une formation qui n’est pas faite pour elle. Le changement arrive de son frere, qui a refilé son Cv à un professeur d’université. Bingo, son Cv retenu, les entretiens ont été positifs et la voilà parti le 31 décembre pour… Liverpool. Fêter le réveillon avec ses parents dans une petite chambre d’hotel Campanile, ca marque à vie!

Ses années de fac furent chaotiques; réussir ses expériences au labo, ses examens, apprendre l’anglais de L’pool avec un fort accent, se retrouver dans une ville sans connaitre personne, sans internet. Mais elle a réussi brillamment à se faire une place, à se faire des amis, à rencontrer un partenaire anglais. Il l’a aidé à corriger sa thèse, mais il a du partir sur Cardiff avec son groupe de fac. Puis ce fut le temps qu’elle trouve un job, en Gb afin d’être auprès de lui. Cependant son rêve se ternit lorsqu’on lui fit comprendre que son horloge biologique tournait (elle venait d’avoir 30 ans), qu’une femme doit avoir des enfants, doit s’en occuper, faire la maintenance de la maison pendant que l’homme travaille et qu’à son retour du boulot le repas lui soit servi…. ainsi après 3 mois de travail, elle a claqué la porte car sa situation ne pouvait s’améliorer. Elle n’avait pas été en Gb, faire une thèse pour se retrouver avec une ribambelle de gamins et n’avoir aucun avenir professionnel. Ce fut des années a se culpabiliser puis elle a déménagé, re-demenage et si sa vie professionnelle lui plaisait, sa vie privée était encore meilleure. Elle s’était inscrite à un club de gym ou elle s’est fait des amies, entre collègues les invitations pleuvaient; anniversaire,  Noel, Halloween, fêtes anglaises, écossaises, françaises, les compétitions sportives, les découvertes de pubs, weekends parisiens, tout était prétexte pour se retrouver, au resto ou chez l’un d’eux.

Internet était rentré dans la vie et elle fit la rencontre d’un belge. Ils ont décidé de vivre ensemble; sa boite ayant justement une branche pas très loin de chez lui. La décision de quitter la Gb était déchirante; sa vie pro était stagnante mais elle savait que sa vie sociale allait etre très differente. Son nouveau partenaire sortait souvent, elle suivait: concert, ciné, expositions, visites d’amis, c’était un vrai tourbillon, une vie très rock’n’roll comme il aimait le dire. Mais sa vie pro ne lui plaisait pas du tout. Il était en reconversion, et elle attendait plus de reconnaissances à son nouveau travail. Le stress, le déménagement, le lieu de résidence, tout devait être changé. Ca faisait trop pour ces 2 êtres trop sensibles. Ils le savaient mais étaient incapables de réagir. Elle partit s’installer plus près de son travail, le coeur déchiré par cette séparation.

Tant qu’elle avait son travail avec son salaire mensuel, tout allait bien. Elle pouvait prendre son temps pour essayer de l’oublier, pour se reconstruire. Mais le déluge, tornade sont arrivés; et tout ça dans bien des domaines. Elle ne savait pas alors que les temps dorés , insouciants étaient finis…. 

Alors qu’elle s’engluait dans son travail, que ses collègues laissés en Angleterre lui manquaient, un nouveau chef est venu et plus rien n’a été comme un avant. Elle a parlé d’une envie de changer de poste, on lui a proposé un bilan de compétences très fortement orienté… et le verdict tomba; elle ne pouvait plus rien faire dans la société l’ayant employée pendant 15 ans…. l’hiver 2014 fut difficile. Elle allait rebondir, elle allait retrouver du travail; 15 ans dans une boite internationale, travaillant avec des grandes entreprises, fort de ces années d’experiences, de sa culture, ca irait!

Mais … en Mars 2015 la santé de sa maman s’est dégradée suite à un double AVC, la rendant handicapée à plus de 80%.

Puis fin Avril elle fut licenciée.

Le sort semblait s’acharner sur elle. Les mois suivant furent pénibles; savoir si sa maman retrouverait de l’indépendance, comment gérer son retour a la maison….  et elle, elle essayait de retrouver du travail, tentait de ne pas sombrer. Les mois suivant furent des allers retours en France aider ses parents, puis en Belgique recherche de travail, entre coupé de formations linguistiques, de salons de l’APEC elle a tout tente. Mais.. rien, absolument aucune offre d’emploi à l’horizon.

Ses rêves, envies s’évanouirent. La solitude s’immisça dans sa vie. Elle si joviale, joyeuse, battante s’enferma chez elle. Quelques balades dehors avec sa boule de poils adorée arrivaient à lui insuffler un peu de bonheur. Ses amis si présents en GB, si présents lors de son arrivée en Belgique disparurent. Est ce du au chômage? au fait qu’elle écrivait moins car pas le moral? Cela alla de déceptions en déceptions, de désenchantements en contrariétés. Elle qui prenait tant soin des autres, à être toujours présente pour ses amis, sa famille, elle se sentait oubliée. Mais n’était ce simplement pas une dépendance affective. Ou simplement au fait qu’eux ont leur vie, leur travail, enfants, maison, partenaire et elle rien… Au lieu de gérer tout cela, elle s’éloignait, devenait son propre fantôme. Elle s’enferma dans sa bulle, à devenir de plus en plus asociale. Pourquoi continuer dans tant d’aberrations? Ses réflexions ne la quittaient plus: Etudier, travailler, se faire des amis, sortir, si au final, ceux pour qui elle donne tant, l’oublient au moindre problème? Ou est le plaisir de vivre si tout est voué à l’échec? Pourquoi continuer ainsi si tout le monde s’en fou? A quoi sert elle? Ses questions existentielles revenaient encore et encore.

Au cours de ces dernières années elle avait ouvert un blog, raconter ses émotions, ses déboires, et …. elle a pu recevoir plein de soutiens de ses amis virtuels, qui sont même devenus de vrais amis en chair et en os! Cela lui a permis de continuer de vivre.

Le temps fait des dégâts; son moral si explosif, enthousiaste, exubérant, déjanté a disparu. Seul reste l’amertume, la solitude, l’incompréhension, le désenchantement, la fatigue, l’usure.

Cette situation d’insécurité n’ayant que trop duré, ses finances, économies s’étant volatilisées, une décision dut être prise; rentrer en France, vivre chez ses parents pendant une période, tenter de se mettre en tant qu’indépendante même si sa famille proche n’y croit pas (trop).

En regardant derrière elle, elle voit 21 ans de sa vie d’expatriée défiler et son bilan est sinistre: tout ça pour ça? qu’a t’elle construit? réalisé? concrétisé? Où sont ses rêves? Vide, un trou immense. Certes elle aura un toit chez ses parents, de l’amour, de la considération, un loyer de moins à payer mais aucun travail.

Elle ressent, pour l’instant, qu’elle a échoué dans sa vie privée et professionnelle.

Elle savoure chaque dernier instant. Dans quelques jours, elle va quitter ce pays, cette vie qui était sienne depuis 7 ans.

Un nouveau départ, un « nouveau » pays, un nouveau saut dans l’inconnu mais entouré de sa famille cette fois.

Vous l’avez compris….

Carrie rentre en France .

J’ai lu: Premier Miracle de G.Legardinier

Comme vous l’avez peut être remarque Carrie aime les chats… et lorsque j’ai découvert les romans de Legardinier je suis tombee amoureuse de cet écrivain. Ces livres sont toujours gais, déjantés, bon sauf « Et soudain tout change » . Du coup même si je savais qu’il voulait changer de registre, j’ai choisi son dernier roman: Le premier miracle. Enfin un nouveau roman vient tout juste de sortir…..

Resume: Karen Holt est agent d’un service de renseignement très particulier.
Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus trop où il en est.
Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d’objets historiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d’un amour perdu.
Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d’étranges circonstances, elle n’a pas d’autre choix que de recruter Ben, quitte à l’obliger.
Ce qu’ils vont vivre va les bouleverser.
Ce qu’ils vont découvrir va les fasciner.
Ce qu’ils vont affronter peut facilement les détruire…

Ce que j’en ai pense; Dans ce roman, le style diffère des derniers livres ou l’on aurait pu dire: style facile, pas d’histoire, trop simpliste. Ici ce n’est pas le cas. Il y a une histoire qui justement parle d’histoire, d’égyptiens, de science, de la seconde guerre mondiale. Les rebondissements sont tous les plus invraisemblables les uns que les autres (comme Legardinier aime le faire), même si de nombreux éléments reposent sur des faits historiques, des lieux géographiques réels et des œuvres d’art existantes. L’auteur a fait énormément de recherches, parfois je trouve qu’ il est difficile de tout capter tant ça semble complique, et.. farfelu. L’humour est toujours la cependant! Ouf! Les personnages sont moins fun qu’avant mais il se passe tant de choses qu’on ne peut pas s’attarder sur chacun et ce relationnel présent dans les derniers livres n’est pas le sujet ici. On devine cependant la fin mais ce n’est pas grave, malgré les nombreuses aventures/mésaventures de nos héros on reste captiver par cette histoire de Premier Miracle.

Et vous avez vous lu ce livre de Legardinier?

Bonne journée 🙂

 

Mardi, dernière routine…..

En passant

Mardi 6h30, elle se réveilla; sa boule de poils était à ses cotés et quémandait des câlins comme chaque matin. Cette routine elle la savoura car elle savait que demain serait différent. Apres plus d’un mois, le changement viendra. Elle se leva, ouvra chaque volet du salon, ouvrit à sa boule de poils et mit l’ordi en route . L’air était frais, elles restèrent peu dehors. Un peu de lecture des derniers billets, puis discussion avec son papa qui se levait à son tour. Ensuite la routine du mardi: pain, courses au grand supermarché sauf que ces dernières furent étranges. Remplir le chariot pour ses parents, penser à 2,3 choses ( enfin un peu beaucoup plus) qui seront pour plus tard. Après le repas, un peu d’aide niveau couture à sa maman et de nouveau des courses; pour sa boule de poils, pour son papa et pour elle, des fruits et légumes, provenant des fermes environnantes, pour les jours à venir. Le soir sa routine sera là; le ciel sera de la partie; magnifique, coloré, avec quelques nuages. Sa boule de poils comprenait même si elle ne lui avait rien dit. Derniere balade dans ce pays où les derniers mois furent chauds, l’herbe brûlée, les chats présents, trop parfois…. une fois rentrée, elle aida sa maman pour se préparer à aller au lit; salle de bain puis couchage. La fatigue, les larmes étaient présentes. Comment oublier ces jours auprès d’eux. Mercredi fut le départ… retour au Nord.

Un jour elle reviendra… elle ne sait pas encore la date, les circonstances, la durée…. mais elle reviendra, accompagnée de sa boule de poils.

 

Il était une fois Carrie et… le chauffage

04a18416fdebd14e9026143fb24ae38aJ’adore les histoires commençant par « il était une fois » 😀 et en plus je vais vous narrer une histoire très palpitante /barbante: Carrie et sa chaudière. Cela faisait depuis trop longtemps qe je ne vous en avait pas touché 2 mots: ici et la. Et pourtant après toutes ces années….. rien n’a changé! Merci mon proprio. Mais 2016 semble être la fin de ce calvaire. Si, si on y croit! Listen to that:

La chaudière, étant vielle et capricieuse, ne supporte pas la moindre coupure d’électricité. Vivant au milieu de nulle part, en pleine campagne, ces coupures de courant sont malheureusement fréquentes. Carrie a cependant la chance d’avoir ses proprios à coté. Il suffit que je les appelle, aille les voir et le proprio débarque, armé d’un tourne vis, d’un seau. Il dévisse/visse le boulon du circulateur/condensateur. Il récupère ainsi en pleine figure de l’eau chaude qui lui gicle dessus. Cette opération peut prendre 5min ou plus de 30min; tout dépend du temps de non fonctionnement de la chaudière. Mon chauffage n’étant qu’au sol, avant que le chaud se fasse sentir, ca peut être long. Je ne vous raconte pas les tonnes de tisanes, cafés, thés bus, les couvertures, plaids que je mets sur moi. eb483eb1728205f03eb26546b18cd7fc

Je pensais tout ceci fini en Septembre où le proprio a demandé à son ami technicien de faire la révision… et moi de payer alors que je voulais le faire plus tard et avec une autre compagnie mais bon bref passons, c’est mon proprio….. Son technicien a installé une petite pompe ou truc comme ca, devant permettre au mazout d’arriver plus facilement si une autre coupure d’électricité intervenait. L’hiver arrivant Carrie a remis sa chaudière en route et… a fait appel à son proprio pour qu’il vienne la redémarrer. Et toc ca recommence. Je ne dis rien, je l’appelle et il se débrouille….

Puis il y a quelques semaines, juste avant Noël, je demande un remplissage de la cuve pour l’hiver. Le livreur m’appelle de sa venue, je coupe la chaudière afin d’éviter la venue d’impuretés dans le système. Et évidemment au moment de remettre la chaudière en route… problème! J’appelle mon proprio qui était chez des amis. Je lui explique, en insistant une fois de plus sur le ras le bol que j’ai de cette chaudière capricieuse! Sa réponse?…. demain, promis, dès que le jour se lève je suis chez toi. Carrie est une lève tôt. J’avais déjà petit déjeuné, ouvert à Muppet. Je terminais à la salle de bain lorsque… j’entends la porte d’entrée s’ouvrir… même pas un bonjour, excuse moi, une sonnerie rien… le proprio est .. chez lui. Il est vrai que je ne suis que locataire… 🙄 ….. Il bidouille de nouveau cette pièce, me dit qu’il va la changer, car il commence à saturer! Ah ben et moi donc!!! Tssss. Depuis que je suis là elle a des problèmes de fonctionnement! Mais… ce n’est pas fini.

En effet, manque de pot,  le livreur n’avait plus assez de mazout dans son camion citerne… il a du revenir…. le proprio me dit: on ne coupera pas la chaudière. Ok. Mais il a oublié d’en informer sa femme, qui lors de l’appel du livreur a vite été couper la chaudière… qui ne s’est pas rallumée! Carrie était alors à son cours d’allemand lorsque tout ceci se produisit. Ainsi à mon retour la proprio m’explique tout et me dit: mon mari est chez toi en ce moment, il redémarre la chaudière. On le voit débarquer, 2min plus tard: Carrie je change cette pièce pendant ton séjour en France à Noel. J’en ai marre, je me suis pris de l’eau jusque dans la bouche…. 🙄 si tu savais comme je m’en fiche a failli être ma réponse mais par politesse je me suis abstenue. J’ai simplement compati, l’ai remercié et … donc… gros « croisage » de doigts, Carrie n’aura plus de soucis de redémarrage de chaudière en 2017! Verdict très bientôt puisque demain je rentre en Belgique. Sinon Muppet risque de porter ca….. 🙄   88b84178a887f2a246946f3e2abcb798

Bonne journée!

Projet 52 – 2016 #48 – Histoire

En 48ieme semaine du projet de Ma’, le thème choisit est : Histoire. J’allais prendre mon livre d’histoire en photo, plutot que de mettre un monument historique…. mais Carrie a eu des soucis hier avec son ordi. J’ai téléchargé des logiciels plus ennemis qu’amis de mon Apple mais laissant des pubs sur chaque page que j’ouvrais. Bref c’était galère, sur galère. Avast n’a rien fait après plus de 4h30….et j’ai du faire appel à Apple. Problème réglé non sans soucis: plus d’une heure avec eux et…quelle idée a eu mon téléphone d’être en panne de batterie en pleine conversation?!!!. De plus depuis hier soir Carrie a des invités donc le temps me manque sacrément. Donc… que faire?! Ehehe c’est alors que l’évidence m’est apparue… une reproduction de carte postale du village où sont mes parents. Papa collectionne les anciennes cartes postales du village, il en avait scanné quelques unes afin que je les inclues dans leur menu de Noël. Donc voila la rue centrale. J’adore voir les costumes des gens, leurs poses, les routes… prise début 1900. C’est… vieux, de l’histoire! 😀

histoireBonne journée et bon weekend 🙂

J’ai lu la Bête de Catherine Hermary-Vieille

1507-1-2Encore un livre lu, dernièrement! youpiiii, ou les loups sont presents… comme c’est étrange. J’ai bien aimé la couverture , ainsi que le résumé donc hop acheté. Entre les chats et les loups, Carrie craque facilement.

Résumé: Au XVIIIe siècle, dans le petit village de La Besseyre-Sainte-Marie, en Gévaudan, on a moins peur des loups, que l’on sait traquer depuis longtemps, que du Diable. Seul le père Chastel sait le tenir à distance avec ses potions et ses amulettes. On respecte, on craint cet homme qui détient tant de « secrets ». Mais lorsque la région devient la proie d’un animal aussi sanguinaire qu’insaisissable, comme vomi par l’enfer, le sorcier reste impuissant. La perte de ses pouvoirs serait-elle liée au retour de son fils Antoine, cet étrange garçon solitaire et sauvage, échappé des geôles du dey d’Alger ?

À la frontière du mythe et de l’Histoire, Catherine Hermary-Vieille revisite la légende de la Bête du Gévaudan en explorant notre part secrète de violence et de bestialité. Un roman fascinant qui sonde les plus obscures pulsions humaines.

Le mot de l’Editeur: Le Gévaudan, au cœur de la Lozère, pays isolé aux interminables hivers et aux landes battues par les vents, est hanté par les loups, les superstitions et la peur du diable. Or le diable surgit en un monstre terrifiant. Une bête inconnue et sanguinaire qui attaque femmes et enfants et ignore les troupeaux. Une bête qui est partout et nulle part, qui tue puis se volatilise. Traquée par les dragons et les louvetiers de Louis XV, elle semble invulnérable. Est-elle un homme devenu animal ou un animal à l’intelligence humaine ? A Versailles, la colère monte et le roi envoie Antoine de Beauterne, le grand louvetier du royaume. Mais la bête semble se jouer des chasseurs comme des battues. Obéirait-elle à un maître ou aux forces des ténèbres ? Depuis son Prix Femina en 1981 pour le Grand Vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille fait alterner biographies et romans avec le même succès. Parmi les plus connus, La Marquise des ombres, L’Infidèle (Grand Prix RTL), Un amour fou (Prix des Maisons de la Presse), La Bourbonnaise, et plus récemment Les Années Trianon, Merveilleuses et Le siècle de Dieu….

Le livre étant peu épais, il fut lu facilement. Le debut m’a plu puis rapidement « saoule ». Je ne m’attendais pas a tant de dépaysement en Algérie. Je partais pour une histoire dans le Gévaudan et le Gévaudan seulement, pas avoir la moitié du live ou presque en Algerie. On ne peut pas parler de héros mais de personnage. Un des fils du père Chastel part donc de la famille, va à Alger, récupère une bête (dont je tairais le nom) et revient dans son pays, dans le Gevaudan. Si la violence, peur des loups est présente, la barbarie devient de plus en plus présente au fil de la lecture et atteint sa folie vers la fin. Je regrette tant de tueries pour…. rien, juste par la folie du personnage Antoine.

Le livre est bien écrit, l’ambiance est bien retranscrite mais j’ai été déçue de tant de pure  méchanceté.

J’ai lu: Un loup est un loup- Michel Folco

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Voici mon « fameux » livre qui m’a pris plus d’un an pour le lire. Commencé avant l’AVC de ma Maman (soit avant Mars 2015), il fut lu principalement à chaque visite au syndicat. Alors pourquoi avoir mis si longtemps alors que j’ai été plein, plein de fois au syndicat? Simple! Gros livre de plus de 600 pages, écrit tout petit et surtout avec un language de vieux français, peu évident parfois et puis pas toujours le moral non plus.

Si je vous dis que j’ai commencé ce billet à 7h ce matin et que je ne peux que le terminer maintenant, cela vous dit tout de mes journées de dingue en ce moment. Ca va être comique demain pour les Etats d’Esprit……Mais allons y car j’ai aimé ce livre « Un loup est un loup » 🙂

Résumé: Des quintuplés, Charlemagne était le plus doué, le plus tenace. Mais quand son père est mort de la rage, quand les enfants ont été dispersés, il est parti vivre parmi les seuls êtres dont il comprend le langage : les loups.

Emportant le lecteur dans la France féodale du XVIIIe siècle, l’auteur, Michel Folco dévoile une fois de plus son talent si singulier, tissé d’ancien français, d’aventure et d’humour noir.

À Racleterre-en-Rouergue, en 1763, Apolline, épouse du sabotier, Clovis Tricotin accouche d’un, puis deux, puis trois, puis quatre…enfants. Non pas quatre ! Cinq ! Un retardataire pointe le bout de son nez: Charlemagne! Cette œuvre historique nous permet à travers le récit de la vie de quintuplés dont le principal personnage sera Charlemagne Tricotin, d’apprendre sur de nombreux sujets tels que les relations des nobles et des habitants des bourgs (compliquées par les rivalités avec les « Maisons » et les régiments de l’armée du Roi), les nombreuses croyances populaires (concernant entre autres les loups-garous) et les métiers sont bien évoqués grâce à de très riches descriptions (le métier de bourreau, de maréchal ferrant, de sabotier, de piqueur ainsi que l’univers de la vénerie) …

J’adore les loups donc je ne pouvais qu’aimer ce livre, malgré la violence envers le animaux et humains. Il faut se replonger dans cette époque. L’auteur ne nous épargne rien niveau sang, rudesse de la vie, méchanceté des hommes, le pouvoir mais aussi plein de détails sur la vie de tout les jours, les relations servants/hommes de pouvoir. L’humour est la puisque Charlemagne, la langue coupée, zozote ce qui apporte du charme. Entre ses frères et soeurs ils parlent une langue connue d’eux seuls: le lenou. Bien que né en dernier, Charlemagne se dispute la place d’aîné avec Clodomir, il parle fort, mange beaucoup plus que les autres, il est plus dégourdi que les autres et a un don pour communiquer et se faire obéir des animaux. Tout au fil du roman, on le retrouve séparé de la fratrie à la mort de ses parents, puis capturé et réduit en esclavage pour enfin s’enfuir et aller vivre dans les bois au sein de meutes de loups. De plus ce n’est malheureusement qu’à la fin que l’on apprend qu’une suite existe. Damned, tout ça pour se dire: à suivre! Cependant je vous recommande ce livre si vous êtes férus d’histoire, de vieux français. C’est un magnifique roman , travail effectué par Michel Folco.

Je vous le recommande vivement! 🙂